Qui est Muhammad?

Qui est Muhammad?
Muhammad (PBAL) est à Makkah dans l'année 579 ap.J.C, à une époque le Christianisme n'était pas encore comptement établi en Europe. Puisque son père mourut avant sa naissance, et sa mère peu de temps après, il fut élevé par son oncle dans la respece tribu de Quraysh. En grandissant, il devint connu pour sa loyauté, sa sinrité et sa générosité, et on allait le trouver pour qu'il gle les différents. Les historiens le décrivent comme calme et méditatif. Muhammad (PBAL) était d'une nature profondément religieuse, et avait depuis longtemps testé la cadence de sa société. Il prit pour habitude de se retirer pour méditer dans la Caverne, au sommet de Jabal al-Nur, la 'Montagne de la Lumre', près de Makkah.
mes site préférés:
tvquran
mon skyrock:
votezforme

# Posté le vendredi 08 février 2008 15:28

Modifié le lundi 06 octobre 2008 07:46

Comment devint-il un Prophète et un Messager de Dieu?

Comment devint-il un Prophète et un Messager de Dieu?
A l'age de 40 ans, pendant une de ces retraites spirituelles, Muhammad reçut sa première révélation de Dieu par l'ange Gabriel. Cette révélation, qui continua pendant vingt-trois ans, est connue sous le nom de Coran (Le Saint Coran). Aussitôt qu'il commença à réciter les paroles qu'il avait entendu de Gabriel, et à prêcher la vérité que Dieu lui a vélé, lui et son petit groupe de partisants souffrirent amèrement de persécution. Elle atteignit une telle intensité qu'en 622, Dieu leur donna l'ordre d'émigrer. Cet événement, l'Hégire, 'émigration', marque le début du calendrier musulman. Ils laissèrent donc La Mecque pour la ville de dine (environ 390km au nord). Après plusieurs années, le Prophète (PBAL), et ses compagnons, purent retourner à Makkah, ils pardonnèrent à leurs ennemis et établirent définitivement l'Islam. Avant que le Prophète ne meurt à l'âge de 63 ans, la plus grande partie de la péninsule arabique était Musulmane, et dans le siècle qui suivit sa mort, l'Islam se répandit jusqu'en Espagne à l'Ouest et jusqu'en Chine à l'Est.

# Posté le vendredi 08 février 2008 15:44

Le Voile-al hijabe

Le Voile-al hijabe
Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohammed. Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin, il est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.
Lorsque
nous avons parlé de la pudeur, nous avons précisé que la pudeur envers Allah est la forme la plus élevée de cette vertu.
En premier lieu, je vais parler de la pudeur de la femme, pour une raison toute simple : Si nos femmes, nos s½
urs et nos filles étaient pudiques, toute la société s'en trouverait conservée.
Je n'ai nulle envie d'offenser la femme, bien au contraire, mais le fait est que dès que nos ennemis décident d'attaquer notre religion, ils commencent par la femme en lui retirant sa pudeur, parce qu'après, il leur est facile de corrompre les hommes.
Si l'homme d
oit être pudique, la femme doit l'être encore plus, car cette vertu est plus proche de sa nature, et la forme la plus naturelle de la pudeur chez la femme est de couvrir son corps, la pudeur de la femme c'est le Hijab.
Permettez qu
e je vous pose une question : Si vous possédez quelque chose de précieux, allez-vous en prendre soin ? Si vous avez quelque pierre précieuse, allez-vous la garder loin des yeux, ou allez vous la laisser traîner partout ?
L'Islam c
onsidère la femme avec respect et il est tout naturel que Dieu veuille la garder et la préserver de tout ce qui pourrait la blesser ou lui nuire.
Ici, je pose une questio
n assez courante, Pourquoi l'Islam a contraint la femme à porter le voile mais pas l'homme ? Est-ce que c'est une simple contrainte ?
Assurément pas. Remarquez que cent homme
s ne peuvent pas séduire une femme alors qu'une seule femme peut aisément séduire cent hommes.
C'est pour cela que
l'Islam ordonne à la femme de s'habiller selon des critères bien déterminés !
En exami
nant l'histoire de la terre, vous remarquerez que presque toutes les civilisations avaient une considération bornée pour la femme. Les Romains par exemple n'avaient d'égards que pour son corps et sa beauté.
L'Islam est venu corriger ces jugements injustes e
t dire à l'humanité : 'soignez votre goût'. L'Islam notifie que la valeur de la femme n'est pas dans son corps, mais dans son esprit, sa beauté réside non pas dans son corps mais dans son caractère et sa sensibilité.
A votre avis,
qui est ce qui respecte la femme, et qui fait le contraire ?
Je vais répond
re maintenant à une question que posent beaucoup de jeunes filles : 'Qui a dit que le hijab est une obligation ?'
Allah, que son nom soit exalté di
t -ce qui peut être traduit comme : « Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: -pour couvrir tout leur corps, vous remarquerez aussi que cet ordre est adressé à toutes les femmes et pas uniquement aux femmes du prophète comme certains le prétendent- elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées- cela signifie que si la femme porte son hijab, tout le monde se rendra compte que c'est une femme respectable et honorable et personne n'osera l'offenser. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (TSC, Al-'Ahzâb 'Les Coalisés' : 59)
Allah (que Son nom soit exalté), dit -ce qui peut être traduit comme : « Et
dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît – des savants précisent qu'il s'agit du visage et des mains- et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs s½urs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. » (TSC, An-Noûr 'La Lumière' : 31)
Ces versets sont d
estinés à ceux qui prétendent que les versets du hijab ne sont pas clairs dans le Coran. Je m'adresse à toutes les femmes qui m'écoutent et leur dis de porter le hijab, je dis aussi aux hommes de transmettre ce message à leurs épouses ou leurs filles, bien sûr, il ne faut pas les brusquer, mais les aider et les convaincre du mieux qu'ils pourront car, ils sont responsables d'elles.
Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : «...et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d'avant l'Islam (Jâhiliya). » (TSC, Al-'Ahzâb 'Les Coalisés' : 33)
A
cette époque les femmes ne portaient pas bien entendu des minis jupes, au contraire, elles s'habillaient de longs vêtements et couvraient la tête mais elles laissaient descendre les pans de leur voile derrière leur dos et découvraient de la sorte le cou et une partie des cheveux. Cela rappelle énormément le hijab incomplet que portent quelques jeunes filles de nos jours. Je ne veux pas qu'elles se sentent offensées par ce que je dis. Cependant mes s½urs, il faut penser au jour de la résurrection où vous serez devant Allah et qu'Il vous interrogera sur votre hijab. Que répondrez-vous ?
Je parle mes s½urs de votre pudeur envers Allah, est-ce
que vous n'avez pas honte de vous habiller de manière aussi peu convenable ?
Je ne veu
x pas non plus que vous vous sentiez froissées et que vous vous empressiez d'abandonner votre hijab ! Nous sommes très heureux de ce premier pas, et nous souhaiterions beaucoup que d'autres pas suivent jusqu'à ce que votre hijab soit satisfaisant.
Les premi
ères musulmanes ont immédiatement obtempéré à l'ordre divin, et c'est aux femmes Ansars (médinoises) que 'Aisha fait allusion dans ce hadith. Ibn Abî Hâtim rapporte avoir cité les femmes qurayshites ainsi que leurs mérites; celle-ci lui répon­dit: « Effectivement, les femmes qurayshites ont beaucoup de mérites, mais je jure par Dieu que je n'ai jamais vu de meilleures femmes que celles des Ansars; leur foi en Dieu était plus forte. Dès que la sourate "La lumière" eut été révélée avec les versets du hijab, leurs hommes accoururent chez eux pour en informer leurs épouses, leurs mères et leurs filles qui appliquèrent aussitôt le verset et se présentèrent, le lendemain à la prière de l'aube, enveloppées de leur hijab, silencieuses et immobiles. ». J'aimerais beaucoup que tous les hommes qui écoutent ce hadith le transmettent à leurs parentes. Dans un autre hadith, Al Boukhârî rapporte, que 'Aisha dit: « Que Dieu accorde Sa grâce aux femmes qui ont émigré avec le Prophète (BP sur lui), car elles ont été les premières à appliquer le verset « Qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines » en découpant le long et ample voile qui les couvrait pour se cacher la gorge et la poitrine en même temps que la tête.».
De nos jours, quand nous demandons à une jeune fille de porter
le hijab, elle dit : 'Je veux bien le porter, mais je vais attendre l'hiver, je ne peux pas changer ma garde robe tout de suite ! Lorsque l'hiver arrive, elle dit : 'Ah, je crois que je vais attendre l'été, comme cela j'aurais assez de temps pour acheter des vêtements appropriés.' !
Elle peut passer des années à se trouver des prétextes pour ne pa
s porter le hijab, alors que la femme du compagnon, n'a pas pu hésiterun seul instant après avoir écouté le verset coranique. C'est la différence entre notre foi et celles des premiers musulmans !
Le prophète (BP sur lui) dit : « L
es meilleures de vos femmes sont les plus aimables, celles qui vous donnent des enfants, et celles qui vous réconfortent si elles craignent Allah. Et les plus mauvaises sont celles qui s'exhibent et marchent avec insolence. »
Le pr
ophète (BP sur lui) dit dans un autre hadith : « Je n'ai pas encore vu deux des catégories des habitants de l'enfer : des gens qui tiennent à la main des fouets comme les queues des vaches et qui frappent les gens et des femmes à demi nues et à demi vêtues qui marchent en se déhanchant pour séduire les regards, elles portent des chignons sous forme d'une bosse de chameau, elles ne verront jamais le paradis ni n'en sentiront l'odeur bien que son odeur se sente à une distance de cinq cent années..."
On pourrait se demander comm
ent le prophète (BP sur lui) a pu décrire ces femmes bien qu'il ne les ait pas vues comme il assure. Ce hadith est en effet l'une des innombrables preuves de l'authenticité de son message. Mais revenons à la description du prophète : des femmes à demi nues et à demi vêtues : l'on ne sait si elles sont habillées ou non ! Elles ne verront jamais le paradis ni n'en sentiront l'odeur : N'avez-vous pas pitié de votre femme ou de votre s½ur ?!
Vous avez sans doute entendu parler de la guerre entre le Prophète (BP sur lu
i), et les Banous Qaïnouqa', mais ce que vous ignorez peut être est la raison de cette guerre.
Les Banous Qaïnouq
a' qui habitaient à Médine, comme vous le savez, avaient l'unique marché où se vendaient les bijoux en or. Un jour, une Musulmane se rendit chez l'un des joailliers de ce marché. L'un des juifs voulut la dévoiler, mais elle le repoussa sévèrement. Le juif releva secrètement l'extrémité de sa tunique sur son dos et la noua. Quand elle se leva, elle se dévoila et elle poussa un cri. Les juifs se mirent à rire. Un Musulman se jeta sur le juif et le tua et il fut tué à son tour. Dès que le Prophète (BP sur lui), apprit ceci, il assiégea les Banous Qaïnouqa', puis il ordonna que leur clan quitte Médine, ordre qui fut exécuté sur le champ. Les Banou Qaïnouqa' s'installèrent à Adhrat (Cham) où ils périrent dans leur majorité. Tout cela à cause d'une femme dévoilée !
Nous devrions avoir honte, si le Proph
ète et ses compagnons, après tout ce qu'ils avaient accompli venaient et voyaient l'état de nos femmes, que feraient-ils ? Que leur dirions-nous le jour de la résurrection ?
L'Imam Ahmed Ibn Hanbal, marchait une fois dans la rue, une femme m
archait devant lui, elle était bien entendu couverte de la tête aux pieds, mais un souffle de vent passa et souleva le pan de son vêtement, et sa cheville se découvrit, l'Imam hors de lui, se couvrit tout de suite le visage avec la manche de son habit en s'écriant : 'C'est une époque de tentations !'.
Que dirait-il s'il voyait ce
qui se passe de nos jours ?!
Mes amis, si le hijab de la femme est parfait, sa pudeur s'en trouverait renfo
rcée et si la femme retrouve sa pudeur, toute la société recouvrera les bonnes valeurs, car la pudeur et la foi vont ensemble comme dit le Prophète (BP sur lui). Vous arrivez à percevoir la grande valeur du hijab et à quel degré notre société en a besoin ?
A présent, posons-nous la question : 'Qu'est-ce qui empêche nos femmes et nos s½urs de porter le hijab ? Une multitude de suspicions.
Il y a celle qui dit : 'Je ne suis pas convaincue par le hijab'.
Je
lui pose tout de suite la question : ' Qui es-tu ? Et Quelle est ta religion ?'
Elle dira :' Je suis musu
lmane, ma religion c'est l'Islam.'
Musulmane : est-ce que tu sais ce que cela signifie ? L'Islam signifie la soumission. On n'est pas musulman s
i on désobéit à Allah et Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : « Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (TSC, Al Ahzâb 'Les Coalisés' : 36)
Allah (que Son nom soit exalté) a décidé que
tu dois porter le hijab, je viens de lire les versets qui l'indiquent, tu n'as donc pas à avoir un autre choix !
Le prophète Ibrahim (que le salut soi
t sur lui) qui a reçu l'ordre d'égorger son fils, allait le faire et cela sans oser demander une explication à Allah. Ce fait nous apprend à obéir aux ordres de Dieu sans poser de questions. Allah, nous ordonne de faire des choses en nous justifiant la raison de tel ou tel ordre, mais quelques fois, l'ordre nous est donné sans explication, juste pour éprouver notre soumission.
Une autre femme dira: 'Le plus important
est l'intention, et moi, mon intention est bonne. C'est ce qu'il y a dans mon c½ur qui importe, d'ailleurs moi, j'effectue tous mes devoirs religieux, puisque je fais ma prière, je jeûne, et je donne l'aumône' !
Cependant, notre prophète (BP sur lui), dit :'N'est véritable cr
oyant que celui qui prend toutes les prescriptions de cette religion.' Cela signifie ma s½ur que tu dois prendre l'Islam tout entier. Oseras-tu dire à Allah le jour de la résurrection: 'Seigneur, j'ai effectué beaucoup d'actes religieux et c'est suffisant, mais le hijab c'est une affaire de c½ur.' ! Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : «...Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste?... » (TSC, Al-Baqara 'La Vache' : 85)
Je veu
x bien croire ma s½ur, que tu effectues beaucoup de bonnes ½uvres, et avec une parfaite intention et un c½ur sain. Je prends tout cela en considération, seulement il reste que tu sors dans la rue sans hijab. Si un homme te regarde, tu commets un péché, tu répliqueras peut être : 'Pourquoi ? Ce n'est pas ma faute si les hommes me regardent !' Certes, mais n'oublie pas que comme ils ont l'ordre de baisser leurs regards, tu as aussi l'ordre de te couvrir !
Si nous procédons à un calcul simple, tu collecteras dans la journée une grande quantité de péchés, surtout
si tu te montres dans des lieux publics comme un amphithéâtre.
Est-ce que tu peux me certifier que tes bonnes ½uvr
es suffiront à racheter toutes ces péchés ?!
Le troisième prétexte est la chaleur : Quel
ques filles prétendent que les cheveux s'abîment par le voile en été. En fait, c'est complètement faux, et vous pouvez poser la question aux spécialistes.
Allah (que Son nom soit exalté) dit
-ce qui peut être traduit comme : « ...Dis: "Le feu de l'Enfer est plus intense en chaleur." - S'ils comprenaient! » (TSC, At-Tawba 'Le Repentir' : 81)
Il est tout naturel que tu trouv
es le hijab difficile, car le chemin menant aux enfers est embelli de choses attirantes ; celui du Paradis est enveloppé de dur labeur et de sacrifices, mais souviens-toi que la récompense est très grande.
Une autre fille dira:' Je
connais des filles voilées qui font ceci et cela !'. Je dirai que je connais également des personnes qui font la prière et qui font ceci ou cela. Est-ce une raison pour que je laisse tomber la prière ?! Je connais aussi des gens qui effectuent le pèlerinage pour des raisons autres que ce qu'ils montrent, est-ce qu'on doit pour autant arrêter de faire le pèlerinage ?!
Soyons réalistes ma s½ur, est-ce la faute du hijab, si quelques filles l'utilisent mal ?! Sach
e que tu es responsable de tes actes, ceux des autres, bons ou mauvais, ne te concernent en aucune manière, car Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : «...personne ne portera le fardeau (responsabilité) d'autrui... » (TSC, Al-'An'âm 'Les Bestiaux' : 164)
Une autre raison qu'on retrouve dans le discours des filles qui r
efusent le hijab, elles disent :' J'attends qu'Allah me guide vers le hijab, je suis bien sûr convaincue par le hijab, mais je vais attendre quelque temps, juste pour que je sois véritablement prête'' ! ! Nous lui disons qu'elle risque d'attendre longtemps si elle ne se décide pas tout de suite, car Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : «...En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les (individus qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes ...» (TSC, Ar-Ra'd 'Le Tonnerre' : 11)
Allah (que Son nom soit exalté) t'a
guidée vers le hijab en te faisant assister ou écouter cette leçon, et c'est à toi de décider du reste. Ne sois pas comme ceux qui préfèrent rester aveugles, et dont Allah dit -ce qui peut être traduit comme : «Et quant aux Țamūd, Nous les guidâmes; mais ils ont préféré l'aveuglement à la guidée. C'est alors qu'ils furent saisis par la foudre du supplice le plus humiliant pour ce qu'ils avaient acquis. » (TSC, Foussilat 'Les Versets Détaillés' : 17)
Cependant,
la raison la plus répandue parmi les filles est la peur de ne pas trouver de mari !
Elle dit : 'Je porterai le hij
ab une fois que je serais mariée.' Et moi je t'assure ma s½ur qu'il y a beaucoup d'hommes qui cherchent à se marier avec une fille qui porte son hijab. Je peux encore te garantir qu'aucune autre femme n'épousera ton mari car le nom de ton futur mari est déjà écrit chez Allah! Donc, je te conseille d'avoir confiance en Allah et de te dépêcher de porter ton hijab.
Un homme est venu voir
l'Imam AL Hassan Al Basri et lui demanda : « A qui dois-je marier ma fille ?'. L'imam lui répondit :' Marie la à un homme de religion, si il aime ta fille, il l'honorera, s'il la déteste, il ne sera pas injuste envers elle ! »
Donc ma s½ur, si tu veux te marier, cherche un homm
e qui t'épousera parce que tu es voilée et respectable, c'est lui qui t'honorera et prendra soin de toi.
Une autre raison non moins courante est
celle de l'âge, en effet, beaucoup de jeunes filles s'imaginent que les actes religieux, le hijab, entre autres, sont destinés aux vieux. Je dis à notre s½ur :' Toi, qui as dix-sept ans, peux-tu garantir que tu ne mourras pas, maintenant ou demain ?'. Sait-on jamais qui va mourir avant qui ? Tu n'as qu'à feuilleter les journaux pour t'apercevoir que 40% des décès concernent des personnes de moins de trente ans ! On dirait que c'est rappel aux gens !
Un de nos f
rères m'a raconté cette histoire, voici ce qu'il a dit :' Ma femme porte le hijab, louange à Allah, mais dans l'appartement en face du notre habite une jeune fille qui non seulement ne le porte pas mais s'habille de manière très inconvenable. Cependant, ma femme entretenait une bonne relation avec cette fille –et c'est là le devoir des femmes qui portent le hijab- un jour cette voisine vint trouver ma femme et lui demanda de l'accompagner pour acheter des vêtements. Ma femme saisit cette opportunité et accepta à condition que la fille l'accompagne d'abord pour assister à une conférence. Ma femme raconte : 'Nous sommes allées à la conférence dont le thème était justement le repentir et le retour à Allah. Ma jeune voisine écoutait avec un très grand intérêt. A la fin de la conférence, elle avait l'air très bouleversée, ses yeux étaient inondés de larmes et elle se mit à répéter ce mot : 'Je me repens, o Allah, je me repens, couvrez-moi, s'il vous plait, couvrez-moi !'. On lui disait :'Attends de rentrer chez toi pour porter le hijab', mais elle ne voulait rien entendre et insistait pour qu'on lui cherche quelque chose pour la couvrir. Elle ne se calma que lorsque nous lui apportâmes une cape et un voile. En nous rendant à la maison, ma jeune voisine fut renversée par une voiture et elle mourut sur-le-champ!
Tu as vu ma s½ur, combien cette jeune fille a été chanceuse d'avoir pu se repen
tir seulement quelques minutes avant sa mort ? Alors, je te supplie de ne plus dire que tu es trop jeune pour porter le hijab !
Quelques jeunes filles considèrent la mode comme un bon prétexte pour ne pas porter leur hijab. Ma s½ur
, permets-moi d'être surpris, est-ce que tu donnes la même importance à la mode et aux ordres d'Allah ?!
Et puis
qu'est-ce qui t'empêches de t'habiller de façon raffinée tout en respectant les conditions du hijab ? Mais rappelle-toi que le fait d'obéir à Allah est plus important que de suivre la mode.
Des filles diront :' Franchement, nous n
e voulons pas porter le hijab, parce que nous voulons imiter les femmes occidentales.' Répétons-le encore une fois, qu'est ce qui a respecté la femme, l'Islam ou bien l'occident dans lequel pas une chose ne se vend sans que l'image d'une femme à demi nue ne soit sur l'emballage, à commencer par la boite d'allumettes ?!
En occident, il y a le plus
haut pourcentage d'abus et de viol à cause des idées libertines qui y sont répandues. En apprenant cela, mes s½urs préfèrent-elles suivre les idées de l'occident ou bien rester fidèles à l'Islam ?
Une des raisons les plus mention
nées par les filles est la peur de retirer le voile après quelque temps, elles disent :'Nous ne voulons pas le porter car nous craignons de l'ôter après un moment !' Mais ma s½ur pourquoi supposer le pire ?! Je ne nie pas que le fait d'ôter le hijab est un grave péché, car beaucoup de filles risquent d'en être troublées et pourraient aussi imiter cette action ; sans oublier que les ordres d'Allah deviendraient faciles à enfreindre. Cependant ma s½ur, j'insiste sur le fait que tu dois absolument porter le hijab et prendre en même temps la décision d'y rester fidèle quoi qu'il arrive. Afin de te faciliter la tâche, voici quelques conseils :
Faire la con
naissance des s½urs (amies connues par leurs bonnes m½urs) qui t'aideront à rester ferme dans ta décision.
Ecouter des leçons comme celle-ci.
Invoquer
Allah pour qu'Il te soutienne dans cette décision, surtout avec l'invocation permanente du prophète : « Toi qui détient le pouvoir sur les yeux et les coeurs, consolide mon c½ur dans Ta religion. »
Pour quelles autres raiso
ns, les filles refusent-elles le hijab ?
L'une des réponses que l'on obtient souvent est la suivante :' En fait, j
e ne peux pas porter le hijab parce que je me sentirais mal à l'aise et embarrassée au milieu de mes amies, j'aurais l'air de quoi dans mon école française ?! Et puis aucune femme ne porte le voile dans ma famille' !
Tu parles d'embarras
ma s½ur ?
Le Prophète (B
P sur lui) a dit: Je serai près du Bassin pour voir qui d'entre vous va arriver vers moi. Mais certains gens seront éloignés de moi. - "Seigneur, dirai-je alors, ils sont des miens, de ma Communauté". - "Sais-tu ce qu'ils ont fait après ton départ ? Me répondra-t-on, par Dieu, ils n'ont pas cessé de revenir sur leurs pas (renonçant à l'islam)".
Sachant que tu as désobéi à Allah
et à Son prophète, auras-tu ma s½ur le courage d'avancer vers le Prophète dans cette situation terrible ? N'auras-tu pas honte d'aller vers le Prophète ?
Malheureusement,
ce n'est pas seulement de la gêne ou de l'embarras que tu ressentiras ce jour là ; mais de cruels remords. Je te conseille de réfléchir à cette question : 'Qui devrait avoir honte, celle qui se couvre et respecte les ordre de Dieu ou celle qui se découvre ?!'
Apprends que personne ne sera interrogé à ta place, pourquoi donc cher
ches-tu à faire plaisir aux gens alors qu'ils ne te seront d'aucun soutien le jour de la résurrection ?
Le prophète (BP sur lui) dit
: « Celui qui recherche l'agrément d'Allah au détriment de celui des gens, aura l'agrément d'Allah et celui des gens. Et celui qui recherche l'agrément des gens au détriment de celui d'Allah aura le mécontentement d'Allah et celui des gens..»
Le Prophète (BP sur lui) dit aussi : « Ne soyez pas sans personnalité en d
isant : “Si les gens font le bien nous faisons comme eux et s'il font le mal nous faisons comme eux mais appliquez-vous à faire le bien si les gens le font et, à ne pas faire le mal s'ils le font »
J'ai essayé de t'expliquer ma s½ur, l'importance du hijab qu'All
ah a ordonné ; cependant, j'ai envie de te donner quelques conseils :
Si tu es profondément convaincue par le hija
b, n'hésite pas à le porter tout de suite, mais ne crois pas que le fait de porter le hijab est suffisant. Quelle image donneras-tu aux autres si tu continues quand même de négliger ta prière, ou à te comporter sans pudeur ? Le mieux bien sûr est que tu portes le hijab tout en pensant à changer ta conduite, à lire le Coran et invoquer Allah. De cette façon, tu te perfectionneras petit à petit et dans ton comportement et dans ton hijab.
Mon deuxième conseil est c
elui-ci : Ne crois pas que porter le hijab est le but, non, il te reste encore beaucoup de choses à faire pour te rapprocher d'Allah.
Encore
un point : n'oublie jamais qu'avec ton hijab, tu rappelles les gens à l'Islam. Rien qu'en marchant dans la rue, rien qu'en te comportant convenablement, tu sers ta religion, alors sois toujours fière de ton hijab.
L'islam n'a pas déterminé d'indications précises pour le hijab si les co
nditions suivantes sont réunies :
1) Il doit être ample et ne doit pas être serré de façon à dessiner les contours du corps.
2) Il doit
être épais, un voile qui laisse voir les cheveux n'est pas admis.
3) Dissimuler tout le corps sa
uf le visage et les mains.
4
) Ne doit pas ressembler aux vêtements masculins.
5) Ne doit pas être encensé ni pa
rfumé.
Nous avons parlé du hijab de la femme, l'aspect le pl
us important de sa pudeur. Parlons à présent du premier signe de la pudeur chez l'homme, à savoir baisser le regard.
Il dira p
eut être : 'est-ce ma faute si les femmes ne sont pas voilées ?! ' Je lui réponds tout de suite : tu n'as pas de prétexte, car Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. »
Oui, c'est plus pur pour toi, c
ar tu te fatigueras, ton c½ur en souffrira, pourquoi ? Et bien parce que tu regardes des choses que tu ne peux pas atteindre. Sache que le regard est le messager du c½ur. Tu sors de ton travail, satisfait et content mais tu rentres chez toi las et exaspéré ! Tout cela parce que tu regardes dans tous les côtés et toutes les femmes !
Et finalement,
qu'auras-tu gagné ? Rien, au contraire, tu perds ton c½ur qui s'éloigne sans cesse de Dieu, tu perds tes yeux sur lesquelles tu seras interrogé le jour de la résurrection.
Le seul qui gagne est le diable, mais toi, tu te trouveras
avec un c½ur malade et une morale blasée.
Apr
ès un certain temps, tu te surprendras à regarder sans plaisir, juste par habitude !
Sache que baisser le regard est la clé de la
pudeur, essaye de baisser le regard pendant une semaine, ta capacité pour la prière et les autres actes religieux s'en trouvera augmentée, et tu seras plus proche d'Allah, car la personne qui baisse son regard devant la beauté de la femme d'autrui, par pudeur, fait preuve d'un acte de piété, qui lui est salutaire tout en lui assurant une récompense certaine dans l'Au-delà.
Un homme vint au Messager
(BP sur lui) et lui dit : " O, Messager d'Allah je te demande à propos du regard (il avait posé son regard sur une femme). Il lui dit: Détourne ton regard, le premier est pour toi (c'est à dire que le premier regard est pardonné parce que jeté malgré lui) mais le second non.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (BP
sur lui) a dit: "Allah a inscrit au fils d'Adam sa part d'adultère qu'il commettra inéluctablement d'une des façons suivantes: l'adultère des yeux est le regard lascif et celui de la langue est la prononciation des paroles licencieuses. Le coeur aime et désire, mais ce sont les parties génitales qui mettent cela à exécution ou non".
Il est clair qu
e le regard est l'origine de l'adultère, il suffit de baisser le regard pour ne pas tomber dans ce péché.
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (BP sur lui), a dit: "Si quelqu'un, sans que tu l'y aies autorisé, regarde dans ta maison, tu n'auras commis aucune faute, si tu lui crèves un ½il".
Quelques fois je
reçois des appels téléphoniques de la part de parents qui se plaignent des comportements répréhensibles de leurs fils. Je trouve cela triste car, ils assurent que leurs fils vont à la mosquée et s'acquittent de toutes leurs obligations religieuses, mais qu'ils persistent à ne pas baisser le regard. A quoi bon continuer à venir écouter des leçons si vous ne faites aucun effort pour appliquer ce que vous avez appris ?!
Je résume en fin les deux aspects de la pudeur :
1) Nous allons baisser le regard pour manifester notre pudeur envers Allah. Allah (que Son nom soit exalté) dit -ce qui peut être traduit comme : « Il (Allah) connaît la trahison des yeux, tout comme ce que les poitrines cachent. » (TSC, Ghâfir 'le Pardonneur' : 19)
Les savants ont expliqué ce verset comme suit : L'homme peut être assis parmi ses
amis, fait semblant de les écouter et lance des regards furtifs vers les femmes passantes.
Ne sait-il pas que Dieu le regarde ?
2) Le hijab, parlez en avec votre fille, votre femme et votre s½ur. Et sachez que si vous baissez
votre regard, vos parentes seront convaincues plus facilement par vos paroles.
Sachez finalemen
t, que baisser le regard est un ordre donné aux hommes et aux femmes, Allah, que son nom soit exalté, dit -ce qui peut être traduit comme : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards.. »
Un dernier mot à l'homme qui empêche sa femme ou sa fille
de porter le hijab : Ou est ta pudeur envers Allah ? Ne sais-tu pas que parmi les trois qui n'entreront pas au paradis et qu'Allah ne regardera pas, il y a l'homme qui ne se soucie pas de savoir si sa femme et sa fille observent les règles de la pudeur et de la chasteté. Le Prophète (BP sur lui) dit : « Trois (genres de personnes), parmi lesquels l'homme entremetteur, n'entreront pas au Paradis et Allah ne les regardera pas au Jour de la Résurrection. »
Il est de
notre devoir à tous, de sauvegarder la pudeur et la bonne morale dans nos sociétés, nous y arriverons en suivant ces conseils et en nous rappelant toujours que la pudeur fait partie de la foi.
Que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohammed.

# Posté le lundi 22 septembre 2008 18:44

Modifié le lundi 06 octobre 2008 06:47

Politesse et savoir-vivre

Politesse et savoir-vivre
Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohamed. Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin, il est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.

La vertu dont nous allons parler aujourd
'hui est considérée à tort comme bien étrangère à notre religion. Il s'agit de la vertu qu'on désigne par politesse, courtoisie, raffinement, savoir-vivre ou encore prévenance.

En effet, quelques uns diront sans doute : c'est vrai, qu'est ce que cela a à voir avec l'Islam ?

Mon intention
, est de vous démontrer que cette vertu fait partie de l'Islam, et qu'en plus, notre religion est la première à l'avoir instaurée.

Il est difficile de définir la vertu d'aujourd'hui, car elle regroupe une quantité de qualités va
riées, telles que la civilité, le raffinement, la discipline, le savoir-vivre, la prévenance, le tact, le goût, la beauté, l'hygiène, l'ordre, la perspicacité , etc.

C'est une vertu qui fait partie des v
ertus islamiques fondamentales. Je sais que vous vous posez toujours la question sur la relation entre cette vertu et l'Islam et que le titre de cette causerie ne vous tente pas beaucoup. Vous croyez sans doute que de telles leçons doivent plus intéresser les diplomates ou les étudiants dans les missions étrangères.

Dans nos sociét
és, nous retrouvons quatre sortes de comportement vis-à-vis de cette vertu :

Ceux qui croient que l
a politesse, la civilité, le raffinement, la bienséance et le tact sont des qualités qu'on retrouve essentiellement dans les cultures des pays développés. C'est pourquoi beaucoup de personnes croient fermement que ce sont ces pays qui peuvent nous apprendre ce genre de qualités, alors ils tiennent à ce que leurs enfants soient éduqués selon les programmes scolaires de ces pays. J'adresse à ceux-là ce message et nous verrons ensemble l'origine de cette vertu.

D'autres personnes sont persuadées que leur éducation est très distinguée. Elles sont en effet pleines
de tact et ont un comportement courtois et raffiné mais elles sont convaincues que non seulement, elles ne retrouveront pas ces qualités dans la religion, mais s'imaginent qu'elles vont perdre leur politesse et leur délicatesse en se tournant vers l'Islam. Je leur dis que cet obstacle qu'elles ont dressé entre le savoir-vivre et la religion n'est qu'une chimère puisque le raffinement trouve son origine dans l'Islam.

Il y a encore ceux qui ont développé une opinion étrange selon laquelle, l'Islam e
st un ensemble d'actes cultuels qu'on pratique dans une mosquée et qui ne doit en aucun cas influencer les autres aspects de notre vie !

Il y a aussi ceux qui, par
ignorance, minimisent énormément l'importance de ses qualités sous prétexte que ce sont les actes cultuels qui sont importants. Ils tiennent à parfaire leur pratique cultuelle et à satisfaire Allah (Que Son nom soit Exalté) mais ne comprennent pas que le raffinement fait partie des vertus que le Prophète (BP sur lui) prônait. Je leur conseille de comprendre l'Islam comme une religion complète et cette vertu n'est pas moindre en importance que la loyauté et la sincérité.

Toutes ces visions sont erronées et complètement éloignées de la vérité de notre religion.

J'insiste sur le fait que l'Islam est une religion qui doit gérer tous les aspects de notre vie,
et que l'Islam donne une importance particulière aux qualités qui favorisent la bonne entente entre les hommes comme la politesse et l'amabilité.

Nous pratiq
uons sans doute ces qualités et plusieurs d'entre vous, n'ont pas de leçon à recevoir dans ce sens, c'est pourquoi le but essentiel de cette conférence est seulement de vous convaincre que l'Islam est le premier à avoir ordonné ces qualités et j'espère que par conséquent vous serez fiers d'appartenir à cette religion.

Il y a trois genres de politesses :

1) Politesse envers Allah (que Son nom soit exalté.)

2) Politesse envers le Prophète (BP sur lui).

3) Politesse envers les g
ens.

En faisant des recherches sur ce thème, j'ai été surpris par sa variété et sa quantité dans l'Islam. En effet, chaque circonstance de la vie suppose un aspect particulier de conduite et de politesse, il fallait donc que je fasse un peu de tri afin de pouvoir aborder plusieurs côtés de notre vie.

La politesse à l'intérieur du
domicile :

Il est important de parle
r de la politesse et de la bienséance vis-à-vis de tes parents. Cependant pour faire face à toute ambiguïté, je ne fais pas référence à la bienfaisance envers les parents. Je donnerai plutôt des exemples qui illustreraient plus facilement l'importance de la politesse et du raffinement en Islam. L'un des compagnons du Prophète (BP sur lui), était entrain de mourir. L'un de ses frères présents entreprit comme il est ordonné dans ces moments, de lui rappeler l'attestation de foi : il n y a d'autre divinité que Dieu. Mais le pauvre homme ne put la prononcer.

Conscients de la gravité
de la situation, les compagnons allèrent promptement voir le Prophète pour lui soumettre le problème. Après avoir écouté les compagnons; le Prophète s'enquit tout de suite: « A-t-il une mère ? » On répondit que oui, alors le Prophète décida d'aller la voir.

Le Prophète demanda à la mère du
mourant :

- Comment éta
it-il avec toi ?

- Il se conduisait bien avec moi, sa
uf qu'il rentrait quelquefois avec un paquet de fruits, il le dissimulait pour que je ne le voie pas et allait l'offrir en cachette à sa femme et ses enfants.

- Très bien, nous allons le jeter dans le feu, puisque tu ne lui pardonnes pas !

- Non, s'écria la mère, je lui pardonne, je lui pardonne !

Au même moment, l'homme m
ourant put enfin prononcer l'attestation.

Le Prophète (BP sur lui) nous raconte cette histoire : un homme des Beni Israël, appelé Jouraij Al-'Abed, passait le plus cl
air de son temps en prière, un jour sa mère l'appela alors il se dit : « Ma mère ou ma prière ? », et il continua sa prière. Le jour suivant, sa mère l'appela de nouveau, il se dit : « Ma mère ou ma prière ? ». Il préféra continuer sa prière. Le troisième jour, sa mère l'appela encore, mais de nouveau il décida de ne pas interrompre sa prière, alors sa mère furieuse contre lui, dit : « Seigneur, ne le fais pas périr sans qu'il n'ait regardé les visages des prostituées. »

Un jour que Jouraij ét
ait dans son ermitage, une femme vint le trouver et essaya de le séduire mais comme il la repoussa, elle décida de se venger. Quelques mois plus tard, elle eut un enfant et déclara devant tout le monde que cet enfant était de Jouraij. Les hommes se rendirent chez lui, le firent sortir de son ermitage, l'injurièrent et détruisirent son ermitage.

Jouraij put, bien sûr, leur prouv
er son innocence, mais toute cette mésaventure lui arriva uniquement parce qu'il avait refusé de répondre à l'appel de sa mère !

C'est malheureusement une erreur que beaucoup de nos jeunes commettent sans penser à ses conséquences.

Nous avons vu que Jouraij a été
retenu par sa prière, mais nos jeunes sont occupés à des choses futiles et sans intérêt; ils préfèrent rester trois heures avec leurs amis et ne daignent pas passer une demi heure avec leurs parents !

Une autre p
reuve que notre religion ne s'arrête pas aux limites de la mosquée ; l'Islam a établi des règles de politesses dans les plus petits détails à l'intérieur de la maison, notamment celles relatives à la liberté des personnes. Allah (que Son nom soit exalté) dit –ce qui peut être traduit comme : « ô vous qui avez cru ! Que les esclaves que vous possédez vous demandent permission avant d'entrer, ainsi que ceux des vôtres qui n'ont pas encore atteint la puberté, à trois moments : avant la Salat de l'aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu'après la Salat de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d'aller et venir, les uns chez les autres. C'est ainsi qu'Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage ». (TSC, An-Noûr 'La Lumière' : 58). Un tel verset établit l'une des règles de bienséance relative aux enfants qui doivent demander la permission d'entrer dans la chambre de leurs parents trois fois dans la journée. Avant l'aube, après-midi et après la prière du soir. L'islam vient régenter la vie de tout être humain dans ses moindres détails même à l'intérieur des chambres à coucher.

Un homme vint trouver le Prophète (BP sur lui) et lui dit: « Dois-je demander l'autor
isation avant d'entrer dans la chambre de ma mère ? ». –Oui, répondit le Prophète. L'homme qui ne réalisait sans doute pas l'importance de cette règle de politesse, reposa encore sa question deux fois. Le Prophète lui dit : « Veux-tu surprendre ta mère nue ? ». L'homme répondit très vite : « Non, ô envoyé de Dieu ! » -Alors, demande l'autorisation avant d'entrer chez elle. Dit le Prophète (BP sur lui).

Poursuivons avec la polite
sse à l'intérieur du foyer et cette fois envers l'épouse. Dans les films européens, nous remarquons beaucoup de comportements de politesse et même de prévenance envers la femme. Le plus courant étant l'exemple où l'homme assis avec sa femme dans un restaurant coupe soigneusement un morceau de viande et le met dans la bouche de sa femme. En voyant cela, nos jeunes s'écrient « Que C'est romantique ! » et peut être même qu'ils imitent ce comportement dans l'intention d'être plus civilisés. Ces jeunes se sont apparemment trompés sur l'exemple à suivre, puisqu'ils ignorent complètement que leur Prophète (BP sur lui) a dit il y a de cela plus de 1400 ans : «La meilleure des aumônes est la bouchée de nourriture que le mari met dans la bouche de sa femme. »

Parm
i les difficultés que rencontrent les nouveaux mariés, et qui peuvent même causer l'annulation du mariage, le peu de bienséance du mari qui refuse d'offrir à sa femme un niveau de vie semblable à celui où elle a grandi, ceci bien sûr dans le cas où il a les moyens de le faire.

Le Prophète (BP sur lui) no
us donne ici une leçon de raffinement et de considération. Les femmes du Prophète comme on sait, vivaient toutes dans des maisons voisines de la mosquée du Prophète à Médine. Cet endroit de la ville a un climat rude et toutes ses femmes étaient habituées à ce genre de climat. En épousant Maria l'égyptienne, le Prophète lui donna une maison dans un endroit, Al'Awali, une région agricole dont le climat est assez proche de celui où elle vivait dans son pays, témoignant ainsi d'une prévenance et d'une attention sans pareilles.

Nous ne disons pas
cela pour que les familles exigent pour leur fille une maison à l'endroit le plus cher de la ville ! Il y a d'autres choses qu'il faut prendre en considération ; lors du mariage de sa fille Fatima avec Ali Ibn Abi Taleb, le Prophète (BP sur lui), prit en considération que le mari n'avait pas de grands moyens, mais qu'il était quand même un bon parti pour sa fille simplement à cause de sa foi et de ses bonnes m½urs.

Un autre aspect de bon goût et d'attention envers l'épouse s
e manifeste pendant sa période de menstruation.

Durant cette période, le corps de la femme subit des ch
angements qui influencent considérablement son comportement, elle devient irritable et sensible. Beaucoup d'hommes ignorant ce détail, réagissent d'une manière brutale et sans égards face aux irritations soudaines et sans raisons de leurs femmes.

Mais écoutez ce que dit Aicha (que Dieu l'ag
rée) en parlant de cette période : « Pendant la période de ma menstruation, je buvais dans un bol et je le déposais, le Prophète (BP sur lui), prenait le bol et le tournait en l'examinant un moment pour rechercher l'endroit où j'a bu, ensuite, il posait ses lèvres sur l'endroit du bol où j'avais mis mes lèvres pour boire. »

Vous ne trouverez jamais un exemple de prévenance aussi saisissant dans une autre civilisation, ni dans une autre religion. N'est-ce pas notre religion ? Pourquoi insisto
ns-nous à importer des comportements étrangers et inappropriés ?!

On continue toujours a
vec le comportement envers l'épouse quand elle est en colère ou faible.

Une fois, Aicha et le Prophète discutaient, Aich
a s'emporta quelque peu. A ce moment, son père Abu Bakr arrivait, en entendant la voix de sa fille s'élevant devant le Prophète, il leva sa main pour gifler sa fille mais le Prophète (BP sur lui) se mit entre eux et l'en empêcha.

Son père parti, Aicha qui se sentait triste et fautive s'assit sans rien dire. Le Prophète voulant lui rendre le sourire et lui montrer qu'il ne lui en voulait pas, lui dit avec un sourire taquin:
'Tu as vu comment je me suis interposé entre ton père et toi ?!'.

Dans une autre occasion, Aicha (que Dieu l'agrée), racontait a
u Prophète une longue histoire à propos de dix femmes, qui l'une après l'autre décrivaient les qualités ou les défauts de leurs maris. La dernière d'entre elles et la plus vielle aussi dit qu'elle vivait avec son mari dans un très grand bonheur, jusqu'au jour où il la répudia et épousa une femme plus jeune et plus jolie.

Arrivée à
la fin de son histoire, Aicha (que Dieu l'agrée), termina avec un accent triste et ému.

Le Prophète perspicace, devina la raison de cette tristesse, il
dit à sa femme avec un accent doux et ferme : 'J'ai été pour toi comme cet homme était pour cette femme, sauf que moi, je ne te répudierai jamais.'

Comparez cette scène qui ill
ustre un grand amour et une immense tendresse avec le comportement insensible des hommes qui menacent leurs épouses avec des termes comme : « Je vais me marier avec une autre ... », c'est juste pour rire, disent-ils !

Ces propos tenus inconsciemment par les hommes qui
prétendent taquiner leurs femmes, peuvent laisser de graves blessures psychiques chez les femmes.

En fait, tous les détails de la vie co
njugale sont extrêmement importants. Considérons le cas de nombreux maris qui rentrent le soir l'air renfrogné et se cachent durant des heures derrière le journal.

Sans doute, êtes-vous fatigués après une longue journée de travail, mais vous ne travaillere
z jamais aussi dur que le faisait le Prophète et malgré cela, toutes ses femmes s'accordaient à dire qu'il était toujours souriant et agréable à l'intérieur de la maison et qu'il écoutait tout ce qu'elles avaient à lui dire.

Tous les hommes
exigent que leurs femmes se fassent belles pour eux. Abdullah Ibn Abbas, le plus savant de tous les compagnons du Prophète disait : 'Je prends toujours soin d'être beau pour ma femme, comme j'aime qu'elle se fasse belle pour moi.'

Les notions de bienséance et de raffinement en Islam sont très importantes.

Le coran a même régi les règles de bienséance entre les époux dan
s leur chambre à coucher : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance... » (TSC, Al-Baqara 'La Vache' : 223). 'Oeuvrez pour vous-mêmes' fait référence aux préliminaires avant tout rapport charnel.

Il y a une
règle assez étonnante qui montre le respect que l'Islam a pour la femme.

Avant d'entr
er dans son propre domicile, le mari doit d'abord frapper à la porte, et ce même s'il possède la clé, chose habituelle puisqu'il est le maître de la maison.

Cette règle a été établie pour deux raisons :

La première est que la femme peut être décoiffée ou mal mise, ces quelques secondes lui permettront de se rendre présentable.

La seconde est que quelques hommes ont la fâcheuse tendance à soupçonner leurs femmes sans raison, et cela cause beaucoup de peine à la femme.

Comme vos pouve
z le constater, l'Islam s'est occupé de tous les détails de la vie domestique, pour que les foyers soient sereins et heureux.

Dans la rue comme ailleurs, il faut obser
ver quelques règles sous peine de passer pour quelqu'un de mal élevé.

Commençons par la façon de marcher, le Prophète (BP sur lui), marchait sans empressement mais aussi sans nonchalance.

« Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre,...”. (
TSC, Al Fourqane 'Le Discernement' : 63)

Parmi l
es comportements insupportables dans la rue, la manie qu'ont certains jeunes de s'appeler les uns les autres à l'aide des klaxons de leurs véhicules !

« Ceux qui
t'appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d'entre eux ne raisonnent pas. » (TSC, Al Houjourât 'Les Appartements' : 4)

« Et s'ils patientaient
jusqu'à ce que tu sortes à eux, ce serait certes mieux pour eux. Allah cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. » (TSC, Al Houjourât 'Les Appartements' : 5)

En voiture, nous assistons à des scènes qui reflètent un manque total de civilité et de bon goû
t.

Il y a ceux qui vous dépassent en vous couvrant d'injures parce que vo
us avez le tort impardonnable de respecter les limites de vitesses !

Il y a aussi ceux qui occupent deux files pour ne pas être dépassé
s, alors que le Coran dit –ce qui peut être traduit comme: « ô vous qui avez cru ! Quand on vous dit : “Faites place [aux autres] dans les assemblées”, alors faites place. Allah vous ménagera une place (au Paradis)... » (TSC, Al-Moujâdala 'La Discussion' : 11)

Une fois que le Prophète était assis dans la mosquée, un homme arriva, et le Prophète s'écarta pour lui faire de la place. L'homme demanda :'ô envoyé de Dieu, pourquoi t'es-tu dép
lacé pour moi alors qu'il y a de la place dans la mosquée ? 'Il est du devoir du musulman à l'égard d'un autre, de s'écarter pour lui faire de la place dans une assemblée.' Répondit le Prophète.

Omar Ibn Al-Khatt
ab, disait :'Trois choses te garantissent une affection durable de la part de ton frère (en religion), le saluer lorsque tu le rencontres, l'appeler par son nom préféré et t'écarter pour lui faire de la place dans une assemblée'.

Imagine que tu arrives en retard dans une assemblée, tu te sens naturellement embarrassé, si quelqu'un s'empresse de t'accueillir et de t'installer, tu lui seras sans
doute éternellement reconnaissant.

Ceci est valable dans la rue, dans la faculté, dans chaque assemblée. Cette attention délicate te garantit une bonne enten
te avec tout le monde et ne demande que peu d'efforts.

Dans la rue, beaucoup de ge
ns commettent des erreurs par habitude. Ils n'y pensent même pas ! De ces erreurs la plus courante est de jeter les ordures dans la rue. Quand on voit avec quel naturel cela se fait, on dirait presque que c'est normal !
Pourtant c'est bien notre Pro
phète (BP sur lui) qui a dit : « La foi comporte soixante et quelques branches, dont la meilleure consiste à dire : il n y a d'autre divinité que Dieu, et la moindre est d'écarter tout ce qui nuit du chemin.» ?!

Remarquez que le Prophète sous entend tous les chemins, ce n'est pas parce que quelqu'un passe en voiture dans un endroit
désertique qu'il a le droit d'y jeter des saletés !

Si le Prophète considère le fait d'écarter tout ce qui nuit du chemin comme une branche de foi, quelle serait d'après vous son opinion de celui qui fait le contraire ?!

Un comportement encore pire que jeter des or
dures dans la rue consiste à cracher devant tout le monde.

Celui qui crache n'a pas seulement gêné les hommes avec son crachat ou indisposé par sa cigarette ou par l'odeur de ses chaussettes, mais aussi les anges, le Prophète (BP sur lui) ne dit–il pas : « Les anges sont indisposés par les mêmes choses qui indisposent les hommes. »

Il y a une multitude de com
portements et règles qu'il faut respecter dans la rue, et qui se trouvent résumées dans le hadith suivant du Prophète (BP sur lui), s'adressant à ses compagnons :

- « Evitez de tenir des réunions sur la voie publique.

–ô, messager d'Allah, objectèrent les Compagnons, i
l nous est indispensable de nous réunir pour discuter de nos affaires.

–si vous ne po
uvez faire autrement, répondit le Prophète, respectez donc les droits de ces voies.

-Et quels sont ces droits ? Demandèren
t les compagnons.

–Abaisser le regard, reprit le Prophète, s'abstenir de nuire à quiconque, ren
dre le salut, ordonner de faire le bien et interdire le répréhensible. »

Passons si vous voulez bien à un a
utre aspect du bon goût et de bonne éducation : Les visites.

En principe, la politesse exige que l'on prenne rendez-vous avant d'arriver chez quelqu'un, c'est un signe élémentaire
de raffinement. Mais voyons comment le Coran nous enseigne cette règle. « ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission [d'une façon délicate] et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous. » (TSC, An-Noûr 'La Lumière' : 27]

Convenez qu'il y a une grande différence entre prendre un rendez-vous et demander la permission, parce que demander la permission d'une façon délicate revient à
dire qu'il faut s'assurer non seulement que notre hôte sera prêt pour nous recevoir mais aussi que notre visite lui sera agréable. A cette époque, cela peut se faire aisément à l'aide du téléphone.

Il se peut qu
'après avoir pris la permission, et s'être présenté à l'heure, on nous demande de nous en retourner. Le Coran nous enseigne de ne pas nous offenser mais de respect cet ordre. «... Et si on vous dit : “Retournez”, eh bien, retournez. Cela est plus pur pour vous. Et Allah, de ce que vous faites est Omniscient. . (TSC, An-Noûr 'La Lumière' : 28)

Supposons que vous avez obtenu la permission et que vous êtes maintenant devant la
porte de votre hôte. Vous frapperez un coup puis vous vous mettrez soit à droite soit à gauche de la porte. L'hôte ne doit pas vous trouver en face de lui en ouvrant la porte !

Vous attendrez un moment avant de
frapper à nouveau. Vous avez droit à trois coups, si on ne vous ouvre pas, n'insistez plus. Comme dit le Prophète : « Il faut demander la permission d'entrer chez quelqu'un trois fois. Si on nous le permet, on entre, sinon on s'en va. »

Mais heureusement que l'on veuille bien vous recevoir cette fois, on demandera :

-Qui est là ?

Faites bien attention à ne pas répondre comme les gens intraitables à ce sujet : 'Moi'
!

Djabb
er –que Dieu l'agrée- a rapporté : « Je me rendis chez le Prophète (BP sur lui)- et frappai à sa porte. –qui est-ce ? demanda-t-il. –C'est moi, répondis-je. Je l'entendis répéter : « C'est moi, c'est moi ! » et il me sembla qu'il répugna cette façon de répondre.

Le Prophète nous apprend à d
ire tout de suite notre nom pour être bien reconnu de notre hôte. Les compagnons avaient vite retenu la leçon. Abou Dharr -que Dieu l'agrée- a rapporté : « sortant une nuit je trouvai le Prophète (BP sur lui) marchant seul. Je le suivis au clair de la lune, mais comme il regarda de mon côté, il demanda : « Qui est là ? » -Abou Dharr, répondis-je »

On vous ouvre enfin la porte, vous entrez et vous allez refermer la porte derrière vou
s, ne la refermez pas d'un geste brutal. Rappelez-vous ce que dit le Prophète : « Toute chose est embellie par la douceur, et si la douceur est ôtée, cette chose devient laide. »

En vous installant chez lui, vous apercevez le téléphone, et sans vous gêner vous lui demandez la permission de passer un coup de fil rapide. Au li
eu de faire vite, vous téléphonez à un ami qui réside à l'autre bout du monde et vous lui parlez pendant une demi-heure !

En faisant cela, vous embarrassez votre hôte, et vous pouvez lui causer des problèmes. Vous
direz que vous avez pris la permission, sans doute mais votre hôte vous a accordé la permission par simple pudeur.

Suppos
ons que vous êtes invité à un dîner. Dans les règles de l'étiquette des autres cultures, vous trouverez ce conseil opportun 'Ajoutez toujours un quart d'heure de politesse à l'heure d'arrivée.' Cela veut dire qu'il ne faut pas arriver à l'heure exacte. Mais comment faire avec les sans-gêne qui arrivent une heure en avance ?! Le Coran interdit explicitement ce genre de conduite : «sans être là à attendre sa cuisson. »

Vous arrivez à l'heure convenable, mais voilà qu'en se rendant à votre dîner, vous rencontrez u
n ami à vous dont vous ne pouvez plus vous débarrasser, mais comment faire ? Lui dire franchement que vous ne pouvez pas le prendre avec vous ? Cela risque de l'offenser, mais voyons comment le Prophète a réglé ce problème pour nous.

Un homme invita le prophète (BP sur lui) comme cinquième convive.

En se rendant à la maison de leur hôte, le Prophète et les quatre autres personnes furent suivi par un homme. En arrivant,
le Prophète resta devant la porte et dit au propriétaire de la maison : 'Tu nous a invité tous les cinq, mais cet homme nous a suivi, si tu veux lui permettre d'entrer, sinon il s'en ira.

L'hôte dit : Je lui don
ne la permission.

Votre dîner s'est très bien passé, il y a déjà une heure qu'on a
desservi et vous êtes toujours là à discuter avec le maître de la maison, le Coran vous dit –ce qui peut être traduit comme : « ...Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer... » (TSC, Al-'Ahzâb 'Les Colalisés' : 53)

Cependant, il arrive qu'on so
it invité à passer plusieurs jours chez un de nos parents. On vous installe du mieux qu'on peut, mais au lieu de respecter vos hôtes, vous vous mettez à abuser de leur hospitalité, en invitant des amis par exemple, et dérangeant ainsi leur vie privée.

Pensez plutôt à imiter la conduite de notre Prophète (BP sur lui), qui fut reçu à son arrivé à Médine par Abu Ayoub Al Ansari.

Abu Ayoub Al Ansari voulut installer
le Prophète dans sa chambre à l'étage mais le Prophète refusa en disant, qu'il allait recevoir beaucoup de monde, et que les habitants de la maison allaient être constamment dérangés.

Quand tu rends visite à quelqu'un,
assieds-toi à l'endroit même que ton hôte t'indique et ce pour ne pas voir toute la maison et ainsi gêner ses habitants. Le prophète (BP sur lui) a dit : « ne vous asseyez pas sur le lit d'une personne sans sa permission » Toute personne qui se conduit avec autrui avec autant de respect et de bon goût serait certainement appréciée et considérée comme civilisée, car on n'est pas civilisé parce qu'on porte des habits coûteux, ou à cause de la voiture qu'on possède, mais parce qu'on se conduit avec respect envers les gens.

La visite du malade est recommandée mais il faut respecter certaines règles, la plus importante est de ne pas prolon
ger la visite jusqu'à fatiguer le malade. Des personnes ont rendu visite à l'Imam Abou Hanifa tombé malade. Ils restèrent très longtemps, l'Imam patienta puis il en eut assez, il se leva brusquement et leur dit : 'Vous pouvez vous en aller, votre malade est guéri'!

La politesse et la bienséance vis-à-vis des voisins :

Le Prophète (BP sur lui) nous apprend que faisant partie de sa Sunna le fait de partager avec tes voisins
toute bonne chose (fruit, viande...) qu'ils auraient vu en ta possession. Il fait également partie du savoir-vivre de faire goûter à tes voisins tout plat cuisiné qui dégagerait de bonnes odeurs.

Il fait également
partie de la bienséance de ne pas édifier des mûrs qui empêcheraient les rayons du soleil et l'air d'arriver chez vos voisins sans leur autorisation.

Le savoir-v
ivre dans les mosquées :

Faire place aux autres
;

Ne pas enjamber les gens qui prient ;

Eteindre son téléphone portable ;

Corriger les mauvaises pratiques de la Sunna avec prévenance ;

Ne pas
séparer deux personnes assises côte à côte et t'installer entre elles, mais leur demander la permission de s'asseoir à leur côté.

Le savoir-vivre dans l'invitation au chemin d'Allah :

Savoir quoi dire et comment, est une technique que peu de gens maîtrisent. Quel
ques fois, nous pouvons commettre une maladresse, même si notre intention est de bien faire. Pour ne pas tomber dans ce travers, méditez cet exemple :

Al Hassan et son frère Al Houssaine,
les petits-enfants du Prophète (BP sur lui), remarquèrent qu'un vieil homme ne faisait pas ses ablutions correctement, ils pensèrent à une manière subtile et délicate afin de lui faire remarquer son erreur sans paraître irrespectueux.

I
ls allèrent le trouver, et l'un d'eux prit la parole :

- Monsieur, Mon frère prétend faire les
ablutions mieux que moi, et moi je jure que je fais mes ablutions exactement comme j'ai vu le Prophète (BP sur lui), les faire. Je te prie de juger et nous dire qui de nous deux a raison.

L'homme accepta bien entendu, et il observa les deux frères faire leurs ablutions devant lui de la manière la plus parfaite. Alors l'homme di
t avec un accent surpris :

- Je jure que tous
les deux, vous faites les ablutions mieux que moi !

Les deux jeunes frères le remercièrent respectueusement et partirent.

Alors que le Prophète était dans la
mosquée, un homme se mit à y uriner. Les compagnons, furieux, voulaient l'arrêter, mais le Prophète (BP sur lui) leur demanda de le laisser finir. Le Prophète a ainsi préservé la dignité de cet homme qui aurait pu se retrouver dans une situation gênante.

Nous savons tous que l'appel à la prière n'a pas été révélé par Djîbril, mais qu'un homme l'avait vu en songe et Omar Ibn Al-Khattab avait eu la même vision, le Prophèt
e ordonna à Bilâl de faire l'appel à la prière car il avait une belle voix. La valeur esthétique a ainsi une place en Islam. Et depuis, tous les muezzins ont de belles voix.

L'imam Abou Hanifa aimait la pratique de la
prière de la nuit. Il avait comme voisin un jeune ivrogne qui chantait toute la nuit gênant ainsi l'imam dans sa pratique et répétait sans cesse : « Ils m'ont égaré, ils m'ont égaré ». Une nuit l'imam ne l'entendit pas et s'enquit de son sort. Il sut alors que le jeune homme avait été arrêté pour ivresse et voulut lui venir en aide. Il supplia les policiers de le laisser en sa garde et le fit monter derrière lui sur sa mule. Arrivé devant chez lui, il lui demanda : « t'avons-nous égaré ? » « Non ! par Allah je ne boirai plus ». Quels délicatesse et raffinement dans la da'wa de l'imam !

Si vous êtes confrontés à ce genre de situation e
t que vous trouvez que quelqu'un pratique quelque acte religieux d'une façon incorrecte, montrez-lui son erreur doucement et en usant de tact.

Il arrive malheureusement que
des personnes bien éduquées laissent échapper des mots impolis pour ne pas dire grossiers. Le seul remède à cela est d'éliminer tout vocabulaire inconvenant de son langage quotidien.

La discussion est aussi un art:

Les Quraychites, lassés par la
résistance du Prophète, eurent l'idée de le corrompre. Ils envoyèrent l'un d'entre eux, Abou el Walid, pour lui faire part de leurs propositions.

Remarquez avec quel calme et
respect le Prophète reçut cet homme. Il commença tout d'abord par dire à son interlocuteur :

- Vas-y, Aba El Walid, je t'écoute.

- Mohammad, dit Abou el Walid, si tu cherches à être riche, nous te rassemblerons une fortune et tu sera
s le plus riche parmi nous, à condition que tu abandonnes cette affaire. Si tu aspires au pouvoir, nous te nommerons roi. Si c'est l'autorité que tu ambitionnes, nous te désignerons président et nous nous réfèrerons à toi avant d'entreprendre quoi que ce soit. Si tu désires te marier, nous te marierons avec la plus belle des femmes.

Le Prophète le laissa parler sans l'interrompre une seule fois. Et quand celui-ci se tut, le Prophète lui demanda :

- As-tu terminé Aba El Walid?

- Oui, répondit-il

- Veux-tu donc m'écouter ? Lui dit le Prophète

Êtes-vous capables de mener une conversation qui vous est parfaitement détestable ave
c une politesse et un goût aussi raffiné ?

Le Prophète commença la récitation du Coran. Il lit des versets de la sourate “Foussilat". Le visage de l'homme changeait au fur et à mesure que le Prophète lisait. Il fut ému par
la récitation du Prophète émanant du fond du c½ur. Jusqu'à ce que le Prophète arrive au verset –ce qui peut être traduit comme :

«
S'ils s'en détournent, alors dis-leur: «Je vous ai avertis d'une foudre semblable à celle qui frappa les Aad et les Thamūd”. »

Là l'homme effrayé, mit sa main sur la bouche du Prophète et lui dit :

- Je te supplie d'arrêter
.

Et le Prophète se tut immédiatement.

Le jour où le Proph
ète alla dans la ville de Taif pour leur proposer l'Islam, il fut très mal reçu. Perdant tout espoir de les voir changer d'avis, il décida de quitter la ville, mais au lieu de le laisser partir en paix, les habitants de la ville, sortirent derrière lui et le criblèrent de pierres. Il dut se réfugier dans un jardin à quelques kilomètres de la ville.

Les propriétaires du j
ardin lui envoyèrent un peu de nourriture avec leur serviteur.

Le Prophète, en prenant la nourriture de la main du garçon, dit : « Au nom d'Al
lah », le garçon surpris s'exclama : « Je n'ai jamais entendu quelqu'un de ce pays prononcer ce mot ! »

Le Prophète lu
i demanda gentiment :

- Quel est ton nom ?

- Addas.

- De
quel pays es-tu Addas ?

- Je suis originaire de la ville de Ninaoua

- C'est la ville de l'homme ver
tueux, Younous ibn Matta

- Comment con
naissez-vous Younous ibn Matta? S'enquit le garçon intrigué.

- C'est mon frère. Il était prophète et je suis prophète. Répondit le Prophète gentiment.

Le garçon ému se jeta sur les
pieds du Prophète et les embrassa.

J'ai lu cette histoire plus
ieurs fois, et à chaque fois je me posais la question : « Qu'est-ce qui a ému ce garçon jusqu'à embrasser les pieds du Prophète, et Quelles leçons devrons-nous en tirer ? ». Je suis arrivé à ces quatre points :

Le prophète a mentionné le nom d'Allah, ce qui nous ens
eigne de ne pas cacher notre foi par embarras ou par gêne.

Le Prophète s'enquit du nom du garçon.

Ensuite, le Prop
hète utilisa le prénom tout de suite après ce qui signifie qu'il lui accordait toute son attention. Alors que l'un d'entre nous, oublie très vite le nom qu'il vient d'entendre et appelle son interlocuteur par un autre nom, et cela suffit pour rompre toute conversation.

Le Prophète s'enquit de son pays. Et juste après il fit allusion au prophète Younous avec des mots très doux. Tout cela sur un ton affectueux et bienveillan
t.

Faisant partie du savoir-vivre le fait de ne pas chuchote
r et ne pas trop parler. Le Prophète (BP sur lui) nous a interdit de discuter entre nous en délaissant une tierce personne présente. Une jeune fille d'Angleterre s'est convertie à l'Islam après que deux de ses collègues au travail aient respecté cette vertu. Ils se mettaient souvent à discuter entre eux en arabe et dès qu'elle s'approchait d'eux, ils parlaient en anglais pour qu'elle comprenne ce qu'ils se disaient. Après s'être enquis de ce comportement elle a compris que cela faisait partie de la Sunna du Prophète (BP sur lui) et a décidé de se convertir.

Faisant partie
du raffinement, le fait de ne proférer des paroles injurieuses.

Un homme pieux marchait dans la rue avec son fils, un chien passa devant eux. Le
fils s'exclama :

- Ote toi de là, chien fils du chien !

Le pè
re répliqua en colère :

- Ne dis pas ça !

- Mais c'est vrai, n'est-ce pas un chien
et fils d'un chien ?!

- Sans doute, mais tu l'as dit avec l'intention de l'abaisser et non pas pour constater un fait !

Nous savons tous ce qui est arrivé au prophète Youssouf (que le salut soit sur lui), ses frères, soucieux de se débarrasser de lui pour toujours, l'ont jeté dans un puits. Mais écoutez ce qu'il dit lorsqu'il retrouva ses frères des années plus tard : « Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés. Et il dit –ce qui peut être traduit comme : "Ô mon père, voilà l'interprétation de mon rêve de jadis. Allah l'a bel et bien réalisé... Et Il m'a certainement fait du bien quand Il m'a fait sortir de prison et qu'Il vous a fait venir de la campagne, [du désert], après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. -Remarquez comme il a attribué la faute de ses frères au diable pour ne pas les embarrasser et aussi pour ne pas blesser les sentiments de son père qui était présent !- Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu'Il veut. Et c'est Lui L'Omniscient, le Sage. (TSC, Yoûsouf 'Joseph' : 100)

La politesse envers les personnes d'un rang élevé (professeur à l'université, ministre, homme de science...)
:

Il
est le fait de la Sunna de le traiter comme son rang l'exige, sauf en cas de guerre. Quand le Prophète envoya un message à Xérès, roi des perses, et qui adorait le feu, il lui dit : « de Mohammed, Messager de Dieu, à Xérès, glorieux roi des perses ». Et quand il écrit un message à Héraclius ; roi de Byzance, il lui dit : « de Mohammed, Messager de Dieu, à Héraclius, glorieux roi de Byzance ». Il ne les a pas traités d'impies par raffinement et délicatesse et pas respect de leur rang dans leur pays.

Ainsi, il faudra t'adresser à tes professeurs à l'université avec grand resp
ect.

Le savoir-vivre envers ceux qui t'ont rendu service :

Y compris ton
professeur, ne crois surtout pas que te moquer de ce dernier fait partie des caractéristiques d'un homme. Tu lui dois beaucoup, c'est grâce à lui que tu as tant appris.

Quand on demanda à Ibn Abbas qui de lui o
u le Prophète est plus grand que l'autre il répondit : « il est plus grand que moi et je suis né avant lui ».

Quand Abu Bakr et l
e Prophète (BP sur lui) sont entrés à Médine, les habitants de cette dernière ont confondu Abu Bakr avec le Prophète, alors pour rattraper leur erreur, Abu Bakr prit sa tunique et l'utilisa comme ombrelle au Prophète, les gens comprirent leur erreur et accoururent vers le Prophète.

Des fois tu t
e sens tellement bien et ami avec un de tes professeurs que tu lui manques de respect sans le faire exprès. Fais attention, tu as une dette envers lui. Regarde ce que Imam chafi'y disait : « je ne peux pas tourner les pages de mon livre avec bruit de peur de déranger mon professeur ».

Le savoir-vivre lors des funérailles :

Nombreux sont ceux qui entre eux discutent
lors de la lecture du Coran ou quand les personnes touchées par le deuil sont en pleurs. Le prophète (BP sur lui) dit : « Allah aime le silence en trois [choses] : lors de la marche vers l'ennemi, lors de la lecture du Coran et pendant les obsèques. »

La politesse envers les g
ens :

L'exagération dans la bienséance est un manque de savoi
r-vivre. Si, par exemple, tu rends visite à un malade et tu veux le quitter alors qu'il insiste pour que tu restes est considéré comme un manque de raffinement. Imam Chafi'y dit : « celui de mes frères qui me pèse est celui qui en fait trop pour moi et j'en fais trop pour lui et celui de mes frères qui m'est le plus cher est celui qui, en sa compagnie, je me sens comme avec moi-même »

L'exagération dans le sérieux est du mauvais goût : tu ne souris jamais en prétendant être sérieux et raffiné.

La politesse envers Allah :

Pour atteindre un rang élevé et être parmi
les bons croyants, il faut observer quelques règles dans le comportement envers Allah :

Ne pas attribuer le mal à Dieu, comme les gens frappés par un malheur qui disent : 'Seigneur, pourquoi m'avoir affligé, qu'ai-je fait ?'

Ne pas se détourner de Dieu, par exemple en pensant à autre chose en effectuant la Salât.

Ne pas commettre les
péchés.

Les savants disent : « celui dont l'esprit est avec Dieu ; le c½ur
est avec Dieu et ses actes sont pour Dieu et avec Dieu est digne de l'amour de Dieu. »

Parmi les plus beaux exemples de politesse envers Dieu, prenons l'exemple de Jésus :

« (Rappelle-leur) le moment où Alla
h dira –ce qui peut être traduit comme : "Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : “Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allah ? ” Il dira : “Gloire et pureté à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire ! Si je l'avais dit, Tu l'aurais su, certes. Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. » Jésus pouvait dire :'Non, je ne l'ai pas dit' mais il sait très bien que Dieu sait toute chose, c'est pour cela qu'il ajouta avec le plus grand respect : Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. Je ne leur ai dit que ce Tu m'avais commandé, (à savoir) : “Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur”. Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m'as rappelé, c'est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c'est Toi le Puissant, le Sage”. (TSC, Al-Mâ'idah 'La Table Servie' : 116-117-118)

L'histoire du prophète Moise a
vec Al Khidr.

AL Khidr a accompli trois actes
mentionnés dans la sourate Al-Kahf :

- 71. Alors l
es deux partirent. Et après qu'ils furent montés sur un bateau, l'homme y fit une brèche.

- 74. Puis ils parti
rent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua.

- 77. Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèren
t à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa.]

En expliquant à Moise les motifs de ces trois actes, il s'attribua le premier acte en disan
t 'je', parce que l'acte avait l'apparence d'une mauvaise action : 79. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.

Dans le second, il s'attribua la partie qui apparaissait répréhensible
c'est-à-dire le fait d'avoir tué l'enfant, mais dit 'nous' en parlant de la bonne chose qui en résultait à savoir un autre enfant plus pur et plus affectueux. 80. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance.

81.
Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux.

Mais
comme le troisième acte ne constituait en apparence comme en réalité qu'une bonne action il en attribua le mérite à Dieu Seul.

82. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons or
phelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux-mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. ”. (TSC, Al-Kahf 'La Caverne' : 82)

Comparez ces exemples
avec les paroles des juifs : Allah a certainement entendu la parole de ceux qui ont dit: "Allah est pauvre et nous sommes riches." (TSC, Al Imrân 'La Famille D'Imrân' : 181)

Et les Juifs di
sent: "La main d'Allah est fermée!" Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes: Il distribue Ses dons comme Il veut. (TSC, Al Mâ'da 'La Table Servie' : 64)

Mais qu'en est-il de nous ? De quelle manière agisso
ns-nous envers Allah ?

Il y en
a qui arrêtent toute activité en entendant l'appel à la prière. Il y a ceux qui mettent leurs plus habits et se parfument avant d'aller effectuer la prière.

En étant polis enve
rs Allah, vous abandonnerez les péchés, vous rechercherez sans cesse de nouveaux moyens pour vous rapprocher de Lui.

En étant polis et bienveillants en
vers les gens, vous serez estimés et respectés de tout le monde.

Qu'Allah vous récompense et accorde Sa bénédiction et Sa paix à Son prophète et tous ses compagnons.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 16:41

La fidélité

La fidélité
Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohamed. Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin, il est guidé et celui qui s'égare, n'a ni maître ni conseiller.
La vertu dont nous parlerons aujourd'hui est la fidélité mais essayons d'abord de répondre à cette question que je pose à chacun d'entre vous : Etes-vous fidèles ? Bien sûr, me direz-vous, nous sommes fidèles !
Mais avant de me répondre avec cette assurance, laissez-moi vous poser la question a
vec plus de détails.
Avez-vous tenu les promesses que vous avez faites à Allah ?
Avez-vous respec
té les promesses que vous avez faites au prophète ?
Etes-vo
us fidèles dans vos relations avec les autres ? Avez-vous été fidèle envers ceux qui ont été bons pour vous ?
Ce sont là de nombreux côtés de fidéli
té que nous expliquerons tout au long de notre discours.
Le prophète (que le salut et la paix soi
ent sur lui) a bien précisé : “ Il n'est pas croyant celui qui ne tient pas ses promesses ”.
En disant c
ela le prophète ne nie pas le fait que tu sois musulman. Mais si tu ne respectes pas tes engagements, tu n'es pas un bon croyant, c'est-à-dire que ta croyance est incomplète.
Parce que si tu ne tiens pas tes promes
ses, si tu trahis, si tu trompes les autres comment peux-tu être fidèle envers ta religion?
Nous r
emarquons que toutes les fois que nous abordons une vertu, nous parlons toujours de notre relation avec Allah en premier, puis de notre relation avec le prophète, ensuite nous évoquons nos autres relations. Si nous commettons l'erreur de parfaire notre caractère au dépend de nos adorations ou bien de nous occuper seulement de nos cultes, notre personnalité souffrira de graves défauts. Ceci parce que l'Islam est une religion qui régie tous les côtés de notre vie et surtout parce que les vertus ne se dissocient pas de la religion. Quand nous parlons de la bienveillance, nous disons qu'il faut adorer Allah le mieux que nous pouvons, de suivre notre prophète (que le salut et la paix soient sur lui) dans sa Sunna selon nos moyens, et de traiter les gens avec indulgence et bonté.
Ceci est encore valable pour la fidélité. Nous définirons donc toutes les formes de l
a fidélité et nous commencerons comme d'habitude par :
1) La fidélité envers Allah :
Mais,
allez-vous me dire, nous n'avons fait aucune promesse à Allah, en quoi devrons-nous être fidèles et reconnaissants ? Si vous voyez quelqu'un renier les bienfaits de ses parents et les maltraiter, qu'allez-vous penser de lui ? Vous direz naturellement que c'est un ingrat. Figurez-vous que nous faisons la même chose envers Allah qui nous a créés et nous a dotés de tout ce dont nous avons besoin !
All
ah nous a comblés de bienfaits et au lieu de Le remercier en exécutant Ses ordres et en étant de bons serviteurs, nous nous comportons avec ingratitude, les uns refusent d'effectuer leur prière, les unes hésitent quinze ans avant de porter le voile. Où est donc cette fidélité dont nous nous vantons haut et fort ? !
“ O enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter.”[Al-Baqarah, 40]
La fidélité envers Allah consiste à : croire en Lui, être si
ncère dans nos adorations ainsi que toutes nos autres actions, obéir à Ses ordres et s'abstenir de Le mettre en colère en commettant les péchés.
“Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment
à Allah : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. ” [Al-Fath, 10]
Nous avons en notre prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui) le plus bel exemple d
e fidélité. Il ne se passait jamais une nuit sans qu'il effectue la prière, Aicha que Dieu l'agrée a dit : « Le prophète se tenait debout en priant jusqu'à ce que ses pieds enflaient, je lui dis : “ Pourquoi agis-tu ainsi, ô envoyé de Dieu alors que Dieu t'a pardonné Tes fautes antérieures et futures ? ”. –“ Ne devrais-je donc pas, répondit-il, être un serviteur reconnaissant ? ”.
Nous devons prouver que nous sommes reconn
aissants envers Allah. Mais cela ne se fait pas avec des paroles, Allah nous indique comment Lui témoigner notre obéissance : “ Et accomplissez la Salat, et acquittez la Zakat §, et inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent. "[Al-Baqarah, 43]
“Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Al
lah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font" [Al-Nùr, 31]
“ Il est, parmi les croyants, des ho
mmes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah.
Certain d'entre eux ont at
teint leur fin, et d'autres attendent encore; et ils n'ont varié aucunement (dans leur engagement) ” [Al-Ahzab, 23]
Ce verset parle des
martyrs de la bataille de Uhud, parmi eux le compagnon Anas Ibn Nadr. Il n'avait pas pu assister à la bataille de Badr parce qu'il était en voyage, il le regretta si fort qu'il dit : “ Si Allah me fait assister à une autre bataille, Allah verra ce que je ferai ! ”. Il assista effectivement à la bataille de Uhud, et alors que les musulmans pris de panique fuyaient vers Médine, lui se dirigeait dans l'autre sens comme une flèche, Saad Ibn Mouad le rencontra au milieu du chemin et lui cria étonné : “ Où vas-tu Anas ? ”, Il lui répondit avec ferveur : “ Vers le Paradis, Par Allah ; je peux le sentir près de la montagne de Uhud ”. Il fut en effet tué à l'endroit même qu'il a indiqué à Saad ; On compta sur son corps plus de quatre vingt coups, seule sa s½ur put le reconnaître grâce à une ancienne blessure qu'il avait au doigt !
Inversement, il y a des gens qui ont fait des promesses à Allah mais qui ne les ont pas tenues. Allah que Son nom soit exalté dit : “Et parmi eux il en est qui avaient pris l'engagement envers Allah : “S'il nous donne de Sa grâce, nous payerons, certes, la Zakat, et serons du nombre des gens de bien. Mais, lorsque Il leur donna de Sa grâce, ils s'en montrèrent avares et tournèrent le dos en faisant volte-face. Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs coeurs, et cela jusqu'au jour où ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu'ils avaient promis à Allah et pour avoir menti. ”
N'est-ce pas ce que nous faisons ? ! Il y a celu
i qui dit : je suis terriblement occupé en ce moment, dès que j'aurais du temps libre, je lirai le Coran. Et celui qui dit : si je me marie, je ne lèverai plus les yeux sur les autres femmes. Un autre jure : si Allah me donne de l'argent je le dépenserai sur les pauvres. Et il y a celle qui dit : si je me marie, je porterai mon voile et j'effectuerai mes prières à l'heure ! Malheureusement si Allah exauce leurs v½ux, ils oublient leurs promesses.
Abou Horayra que Dieu
l'agrée, a rapporté qu'il a entendu le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) raconter cette histoire : “ il y avait parmi les Béni Israël trois hommes que Dieu voulut éprouver : un lépreux, un aveugle et un chauve. Il leur envoya un ange qui, s'adressant au lépreux, lui dit : “ Quelle est la chose que tu désires le plus ? ”.- Un beau teint, répondit-il, et une belle peau, car ma maladie fait fuir les hommes à mon approche. L'ange lui caressa la tête et fit disparaître les tâches de lèpre et lui donna un beau teint. –Quel bien, poursuit l'ange, désires-tu le plus ? – Les chameaux, répondit-il. On lui donna une chamelle pleine de dix mois en lui disant : Que Dieu te la bénisse ”.
Puis l'ange vint trouver le chauve :-Quelle chose désires
-tu le plus ? ”. – Un belle chevelure, répondit-il, car les gens me trouvent répugnant ainsi. L'ange, après lui avoir passé sa main sur la tête, lui donna une chevelure opulente, et lui dit : “ Quel est le bien que tu préfères ? ” - Les vaches, répondit l'homme. On lui donna une vache pleine et l'ange lui dit : “ Que Dieu te la bénisse. ”
Ensuite l'an
ge alla trouver l'aveugle : -Quelle est la chose, lui demanda-il que tu veux le plus ? -Que Dieu me rende la vue, répondit-il. L'ange passa la main sur les yeux de l'homme et Dieu lui rendit la vue. –Quel est le bien, demanda encore l'ange, que tu désires le plus ? ” -Les moutons, répondit l'homme. On lui donna alors une brebis qui allait mettre un agneau.
Les femelles ayant mis bas, le premier des
hommes eut une vallée remplie de chameaux, le deuxième une vallée remplie de vaches et le troisième une vallée remplie de moutons.
Après un certain temps, l'ange reprenant la même figure et le même aspect que le l
épreux, vint le trouver et lui dit : “ Je suis un homme malheureux, j'ai perdu toutes mes ressources dans mon voyage, et je ne trouve plus personne à qui je puis m'adresser sauf Dieu puis toi. Je te demande par celui qui t'a donné ce beau teint, cette belle peau et tous ces biens, de me donner un chameau afin que je puisse achever mon voyage.
-J'ai beaucoup de charges, répondit l'homme. –Mais il me semble bien te reconnaî
tre, reprit l'ange. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient à approcher et un pauvre, et Dieu t'a accordé toutes ces richesses ? – Tu te trompes, moi j'ai hérité tout cela de mes ancêtres, répliqua le lépreux.
- si tu mens, que Dieu te fasse revenir comme tu étais. Lui dit l'ange puis s'en alla retrouver le chauve et lui fit la même requête et reçut la même réponse.
L'ange se présenta ensuite à l'aveugle et lui fit la même demande. L'homme lui dit : - J'étais aveugle et Dieu m'a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Dieu, je ne te demanderai pas compte de ce tu prends par égard pour Dieu à Lui la puissance et la gloire. – Gardes tes biens, lui dit l'ange, car Dieu vous a éprouvés tous les trois. Il est satisfait de toi et il est courroucé contre tes deux compagnons.
Nous avons aussi promis à Al
lah que nous serions des ennemis de Satan (Iblis), mais le sommes-nous vraiment ? Allah dit : “ Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d'Adam, à ne pas adorer le Diable ? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré ”
Allah a dit : “ Ils accomplissent leurs v½ux et ils redoutent un jour dont le mal s'étendra partout. ”
Un homme est venu consulter le prophète au sujet d'un v½u que sa s½ur avait fait et mourut avant de l'exécuter. Le prophète lui : “ Si ta s½ur avait une dette, la payerais-tu ? Oui, répondit l'homme, alors le prophète lui dit : “ Alors, exauce le v½u de ta s½ur, car les dettes envers Allah sont les premières qu'on devrait payer ”
Nous sommes aussi tenus d'exécuter nos serments, Allah que Son nom soit exalté dit : “ Soyez fi
dèles au pacte d'Allah après l'avoir contracté et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Allah comme garant [de votre bonne foi]. ”
Le prophète (que le salut et
la paix soient sur lui) a dit : “ Dieu que son nom soit exalté a dit : “ Je serai l'ennemi de trois hommes le jour de la résurrection : un homme qui a promis de donner en mon nom et a manqué à sa promesse, ... ”.
Si nous ne sommes pas capab
les de tenir nos promesses, évitons de tromper les gens qui nous croient puisque nous leur promettons des choses au nom d'Allah.
Nous devons donc à Allah, obéissance, soumission et sincérité.
2- La fid
élité envers le prophète (que le salut et la paix soient sur lui) :
Les compagnons du prophète lui
obéissaient et lui étaient très fidèles, mais comment pouvons-nous être fidèles envers le prophète alors qu'il n'est plus parmi nous ?
La seule façon que nous avons d'être fidèles envers notre prophète c'est de su
ivre sa Sunna.
Nous allons voir auparavant des exemples de fidélité du prophète ainsi que de ses compagn
ons.
Lors du voyage du prophète et de son compagnon A
bu Bakr vers Médine, ils furent pourchassés par un homme appelé Souraqa, le prophète en le voyant s'approcher d'eux, leva ses bras vers le ciel et dit : “ Grand Dieu, protège moi de cet homme, comme Tu veux et de la façon que Tu veux, certes, Tu es Omnipotent ”. A peine le prophète finit-il sa prière que le Cheval trébucha et Souraqa tomba par terre. Mais il se releva et monta sur son cheval et dirigea son cheval vers le prophète mais le cheval glissa de nouveau et l'homme tomba, après la troisième tentative, Souraqa comprit que le prophète était protégé par une force suprême mais il voulut lui parler, il lui cria : “ Permets moi de m'approcher ! ”. Le prophète lui fit signe d'avancer. L'homme lui dit : “ Donne moi quelque chose ”. “ je te donnerai les bracelets de Chosroês (roi de perse) ». Des années plus tard, après la mort même du prophète, paix et bénédiction sur lui, et celle d'Abu Bakr et au cours du règne d'Omar, la conquête de la Perse eut lieu et cet homme fut interpellé par le Calife qui lui remit les bracelets promis par le prophète devant tous les musulmans en disant :'aujourd'hui c'est un jour de fidélité'- après 25 années-
Ce Hadith nous montre la fidélité du compagnon Abu Bakr.
Djaber Ibn Abdillah
, que Dieu l'agrée, a rapporté que le prophète lui a dit : “ Si l'argent de la Zakat de Bahreïn arrive, je te donnerai ceci, ceci et ceci (en faisant signe de trois poignées). Mais cet argent n'arriva pas de Bahreïn qu'après la mort du prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui). Lorsqu'on apporta l'argent, Abu Bakr que Dieu l'agrée annonça publiquement : Que celui qui a une créance ou une dette sur l'Envoyé de Dieu, vienne nous trouver. J'allai donc le trouver et lui dit exactement ce que m'a promis le prophète , alors il me tendit une poignée d'argent que je comptai aussitôt et trouvai que le montant s'élevait à cinq cent (dinars). Je me retournai pour m'en aller mais Abu Bakr me dit : “ Prends-en donc autant, deux fois encore. ”. –Pourquoi cela ? Demandais-je surpris. – Parce que le prophète (que le salut et la paix soient sur lui) t'a promis trois poignées, me dit-il.
Plus surprenant encore, la fidélité des compagnons du prophète dans le cham
p de bataille. Lors de la bataille de Uhud, et alors que les ennemis entouraient le prophète de tous les côtés, il dit : “ Qui les repousse et il aura le Paradis ? ”. Un jeune homme, Yazid Ibn Sakan –des Ançars- répondit promptement à l'appel et combattit jusqu'à ce qu'il soit tué. Le prophète s'agenouilla et dit : “ Posez son visage son mon genou, ne le posez pas sur la terre, puis il leva les yeux vers le ciel et dit : “ Allah, je Te prends en témoin que Yazid Ibn Sakan a rempli ses engagements.
La Sunna de notre prophète : c'est d
'aller effectuer la prière à la mosquée, de lire le Coran. Le prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui) dira le jour du jugement en parlant de ceux qui auront négligé sa Sunna : “ Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée ! ”
2) La fidélité envers les gens :
L
e prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : “ Les musulmans respectent leurs engagements ”. Il dit encore : “ Un des signes de l'hypocrisie c'est la trahison après la promesse ”
Dans le verset : “Et r
emplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements ”
Prenons l'exemple de l'armée mu
sulmane qui conquit la ville de Hems (Syrie). Ils ont chassé les Romains et ont pris le tribut (impôt) des gens qui ne se sont pas convertis à l'Islam. Cependant les Romains avaient rassemblés leurs forces et ont attaqué la ville. Les musulmans ont compris qu'ils ne pourraient pas défendre la ville et ont donc décidé de se retirer de Hems. Mais avant leur retraite, ils ont remboursés aux gens tout leur argent. Emus par cette preuve de bonne foi, tous les chrétiens ont embrassé l'Islam et ont décidé de se joindre à l'armée musulmane pour défendre leur ville contre les Romains.
Cela me rappelle l'homme qui avait embrassé l'Islam puis est allé à la Mecque pour effectuer le Pèlerinage, savez-vous ce qu'il a dit après son retour : “ Louange à Allah, car j'ai connu l'Islam avant de connaître les musulmans ! ”. Les occidentaux ne savent rien au sujet de nos actes d'adorations et ne peuvent donc nous juger à partir de notre prière, jeûne ou autres. Mais ils nous jugent à partir des relations qu'ils ont avec nous : nos contrats, nos promesses, nos engagements. Notre problème réside en notre manque de fidélité et de loyauté. Ce sont ces défauts qui nous couvrent de honte aux yeux des gens et causent du tort à l'Islam partout dans le monde !
Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui
) dit : « Toutes les fautes sont pardonnées au martyr excepté les dettes ». S'acquitter de ses dettes est si important en Islam qu'en formant l'armée pour une bataille, le commandant donne l'ordre suivant aux combattants : « Que celui qui a une dette se retire ! »
Malheureusement, on voit des musulmans s'endetter pour de
s raisons futiles, sans se soucier de payer leurs dettes, alors que le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Tout homme s'endette et n'a pas l'intention de payer ses dettes, sera considéré le jour de résurrection comme un voleur. »
3) Respecter ses rendez-vous
Nous avons tous des problèmes à resp
ecter nos rendez-vous. Nous pouvons y aller après deux heures ou ne pas y aller du tout sans que cela nous paraisse important !
Des parents promettent à leurs enfants de sortir avec eux et leur fixent un jour préci
s, mais le jour venu, ils inventent des prétextes pour ne pas sortir : Il fait trop froid, il fait trop chaud, etc. L'enfant ne développera jamais le sens d'être fidèle à ses promesses, il réagira de la même façon avec tout le monde et ne sera donc jamais respecté. Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) bien avant sa mission, avait fait affaire avec un jeune homme qui lui paya la moitié et lui promit de lui régler l'autre moitié. Le jeune homme partit et ne revint qu'après trois jours. Le prophète lui dit sur un ton de reproche : « Tu m'as beaucoup retardé jeune homme, je t'attends ici depuis trois jours ! »
4) Être fidèle c'
est être reconnaissant :
Alors que le prophète était encore à la Mecque, il eut l'histoire de la dissolutio
n du pacte (assahifa) qui causa d'énormes préjudices aux musulmans. Un homme Abu AL Boukhtouri Ibn Hicham, indigné par ses clauses déshonorantes participa à l'annulation de ce pacte bien qu'il ne fût pas croyant. Après dix ans de ce fait, arriva la bataille de Badr, la première rencontre entre les musulmans et les infidèles. Ce jour là, le prophète donna l'ordre de ne pas tuer Ibn Hicham. Un des compagnons du prophète rencontra Abu Al Boukhtouri l'ignora et alla combattre un autre homme. Celui-ci surpris lui demanda : « Pourquoi m'as-tu évité ? ». Il répondit : – Le prophète nous a ordonné de ne pas te tuer par reconnaissance au service que tu as rendu aux musulmans le jour du pacte.
Mais l'homme insista à combattre et le compagnon fut obligé de le tuer pour se défendre. Il revint trouver le prophète et lui raconta ce qui s'est passé en tremblant. Le prophète lui dit : «Que Dieu te pardonne. »
5) La fidélité envers les enseignants :
L'Imam Ahmed Ibn
Hanbal disait : « Depuis trente ans, je ne dors qu'après avoir prié pour l'Imam Shafi'i ». Un disciple de l'Imam Abu Hanifa disait : « Je prie toujours pour l'Imam Abu Hanifa avant de prier pour mon père. »
Abu Ha
nifa lui-même disait : « Je n'ai jamais osé allonger mes jambes du côté de la maison de mon professeur Hamad, alors qu'il y a sept allées entre nos maisons ! »
En considérant ces exemples, je crains que nous ayons
beaucoup d'imperfections dans nos comportements envers ceux qui nous ont éduqués et enseignés. Nos professeurs dont nous aimons nous moquer et nos parents que nous considérons vieux et démodés. Alors que même morts, nous devons continuer à leur être fidèles et reconnaissants. Un homme est venu voir le prophète et lui demanda : « ô envoyé de Dieu ; Devrai-je encore montrer de la piété filiale après la mort de mes parents ? –Oui, répondit-il invoquer Dieu en leur faveur, demander pour eux le pardon de Dieu ; t'acquitter des engagements qu'ils ont contractés, maintenir le lien de parenté qui, sans eux, ne pourra être maintenu, et honorer leurs amis. »
6) La fidélité envers les compagnons :
J'ente
nds par compagnons tout ceux qui t'ont accompagné durant ta vie, ton camarade de classe, tes amis, tes voisins, mais le compagnon le plus important est bien sûr l'épouse.
Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Les contrats du mariage sont
les plus dignes à être remplis fidèlement. » Le mari doit donc s'acquitter de tous ses engagements financiers envers sa femme, il doit lui garantir une vie honorable et la traiter avec bonté et respect.
Un des
compagnons du prophète ne pouvant supporter sa femme plus longtemps alla voir Umar Ibn Al Khattab le Calife des croyants pour lui en parler. Arrivé chez le Calife, il leva sa main pour frapper à la porte puis s'arrêta net. Il demeura stupéfait un moment puis se retourna et s'en alla. Au même moment, Umar ouvrit la porte et trouvant l'homme s'en allant l'appela et lui demanda la raison de sa venue et de son départ. –Et bien j'étais venu me plaindre de ma femme mais j'ai entendu ta femme te crier après comme ma femme fait avec moi! » Répondit l'homme. Umar lui dit : « C'est qu'elle me supporte depuis de longues années ; elle a élevé mes enfants ; elle a lavé mon linge, elle a nettoyé ma maison, tout cela sans qu'elle soit ordonnée de le faire. Ne pourrai-je pas la supporter à mon tour ?! ».
Le jour de la conquête de la Mecque, et alors que des dizaines de personnes venaient à la rencontre du prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il aperçut parmi la foule, une vielle dame qui avançait vers lui. Le prophète sourit en la voyant et alla vers elle. Il lui parla pendant une heure. Aicha (que dieu l'agrée) observait cette scène de loin. Dès que le prophète rentra chez elle, elle lui posa la question : « Qui est donc cette femme avec qui tu parlais tout à l'heure? » C'est une amie de Khadîdja. « Mais de quoi parliez-vous donc tout ce temps ? » s'enquit Aicha étonnée.
- Nous évoquions le
temps de Khadîdja - Tu penses toujours à cette vielle, alors qu'elle est morte et que Dieu t'a donnée meilleure qu'elle ?! Dit Aicha jalouse. « - Non, Par Allah, Dieu ne m'a pas donnée meilleure qu'elle. Elle m'a cru lorsque tout le monde me traitait de menteur et elle m'a consolé lorsque tous les autres m'ont abandonné. » C'est un très bel exemple de fidélité, après 14 ans le prophète est resté fidèle à son épouse morte !
Le pr
ophète (que la paix et le salut soient sur lui) nous prévient du châtiment de ceux qui trahissent le contrat du mariage. « Tout homme qui se marie en promettant une dot (mahr) quelle que soit sa valeur et n'a pas l'intention de tenir sa promesse, trahit sa femme et meurt, sera considéré fornicateur le jour de résurrection. »
Lorsque le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) vivait encore à la Mecque, il alla trouver l'homme qui détenait la clef de la porte de la Ka'ba Othman Ibn Talha et lui dit : « Tu veux bien me faire entrer pour que je fasse ma prière ? » -Non, je ne te ferai pas entrer. Répondit l'homme. –Je te demande de me faire entrer, peut être viendra un jour où la clef sera entre mes mains et alors je ne te la donnerai pas ! Mais l'homme refusa encore et le prophète s'en alla. Des années plus tard, lorsque les musulmans entrèrent à la Mecque en vainqueurs, le prophète rencontra Othman Ibn Talha qui avait entre temps embrassé l'Islam, et lui demanda la clef. L'homme alla chez lui et demanda à sa mère de lui donner la clef, mais cette dernière lui rappela les paroles du prophète et ayant peur de perdre la clef pour toujours, l'enfonça dans ses vêtements. Umar Ibn Al Khattab, vint voir Othman Ibn Talha chez lui et lui cria : « Othman, la clef ! ». La femme effrayée, sortit promptement la clef et la donna à son fils.
Lorsque le prophète eut la clef entre les mains, il di
t à Othman : « Tu te souviens du jour où je t'ai dit que je ne te rendrai pas la clef si elle tombait dans mes mains ? ». L'homme garda le silence. A ce moment Abbas, l'oncle du prophète vint lui demander la clef de la Ka'ba, mais le prophète lui dit : « Non, Abbas, c'est un jour de piété et de fidélité, puis il se tourna vers Othman et lui rendit la clef en disant : « Gardez la clef ô Beni Abd-Dar, il ne vous l'enlèvera qu'un injuste ». La clef est donc demeurée en la possession de Beni Abd-Dar. De nos jours, pas un roi, pas un prince ne peut entrer dans la Ka'ba sans leur permission !
Je conclue en vous rappelant qu'être fidèle suppose que
cette vertu est présente dans tous les aspects de notre vie. Que Prière et Paix soient sur notre Prophète Mohammed et Louange à Allah, Souverain Maître de l'Univers.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 17:15

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 15:46